Tradition védique spirituelle

La tradition védique comprend une multitude de branches, d’écoles philosophiques et de pratiques ésotériques. Ces enseignements sont très variés, mais la plupart reposent sur des principes qui coïncident largement avec les principes fondamentaux des religions mondiales.

Les Védas sont le plus ancien recueil de textes en sanskrit. 

Les Védas d’origine (Rgveda, Yajurveda, Samaveda et Atharvaveda) sont principalement utilisés pour la récitation.

Les textes plus récents, tels que les Brahmanas (Xe-Ve siècles avant J.-C.), les Upanishads (VIIIe-IIIe siècles avant J.-C.) et les Puranas (IIIe-XIIe siècles après J.-C.), servent de « manuels pratiques de vie ».

Le mot sanskrit Véda signifie science ou connaissance, en d’autres termes, les Védas constituent un recueil des connaissances sur plusieurs aspects de l’activité humaine.

Les Vedas décrivent l’espace cosmique, les planètes du système solaire et les étoiles lointaines, les lois de la physique, de la chimie, des mathématiques et de la logique. On peut y lire des informations sur la structure de l’atome, les processus qui se produisent lors de la naissance et de la mort de l’univers, les civilisations anciennes, les différents types d’armes, les modes de gouvernement, la musique, l’architecture et la médecine.

spiritualité védique

La culture védique moderne (aussi appelée tradition védique) tend vers le végétarisme et désapprouve la consommation d’alcool ou de drogue. La dévotion et l’ascétisme sont considérés comme des vertus de la spiritualité.

Principes fondamentaux de la spiritualité védique

Vénération des textes sacrés

Les Védas (l’ensemble des textes védiques) contiennent toute la connaissance de l’Univers dont chaque son possède une puissance inimaginable. Les brahmines, experts des Vedas et des rituels, sont les gardiens de la culture védique et bénéficient du respect de la société.

Religion

Les rituels d’adoration et de sacrifice aux Dieux et aux ancêtres marquent le début et la fin de chaque journée d’une personne « de culture védique ». Il existe de nombreux Dieux dans l’hindouisme, mais chacun choisit son propre Dieu (Ishvara) qu’il vénère.

Ascétisme

Le renoncement aux biens matériels est considéré comme un acte spirituel suprême. Le jeûne prolongé confère une force ou une puissance spirituelle

La croyance en l’immortalité de l’âme

Personne ne meurt définitivement : après avoir quitté le corps, l’âme se réincarne dans un nouveau corps (selon la loi karmique), et parfois dans un nouveau monde. Le bonheur suprême pour l’âme est la Moksha, c’est-à-dire la fusion avec la force divine unique, dont tous les Dieux y compris Shiva et Vishnu, sont l’incarnation. La Moksha met fin au cycle des naissances et des morts, un objectif très difficile à atteindre 

La notion de Karma

Chaque action a des conséquences pour celui qui l’a commise. Les mauvaises actions ont de mauvaises conséquences, les bonnes actions ont de bonnes conséquences. Si les conséquences ne se produisent pas dans cette vie, elles se produiront dans la suivante

Le concept du Dharma

La meilleure chose qu’une personne puisse faire dans sa vie est de suivre le Dharma, autrement dit, d’accomplir son devoir. Le devoir d’un jeune homme est d’étudier, celui d’un adulte est de s’occuper de son foyer et d’élever ses enfants, celui d’une personne âgée est de se consacrer à l’élévation spirituelle, celui d’une personne très âgée est de se livrer à l’ascèse et de tendre vers la Moksha. Le respect de ces obligations et l’accomplissement des rituels constituent le Dharma de chaque personne, indépendamment de son sexe et de sa classe sociale.

Selon la tradition, les Védas sont éternels, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas été créés à un moment donné mais étaient révélés aux Rishis (sages). Dans la philosophie védique ils sont considérés comme des concepts éternels, au même titre que l’âme, le temps et l’énergie.